© Igor Bedrinov Paris, octobre 2016

Dans ma thèse, soutenue en 2013 à l’Université Paris 1, j’étudie les conséquences de la modélisation numérique sur le travail explicatif des scientifiques. De cette thèse est issu un ouvrage Modéliser pour comprendre. Avant et après le tournant numérique dans les sciences à paraître aux CNRS éditions, dans la collection ALPHA.

Je suis actuellement post-doctorante au CEFISES de l’Université catholique de Louvain.

Mon projet de recherche porte sur le rôle des modèles climatiques dans la prise de décision politique. Les modèles climatiques sont des représentations du système climatique dans l’objectif d’en étudier la variabilité et d’en obtenir des projections sur le changement climatique. Il est attendu de ces projections qu’elles informent la politique climatique. Cependant, elles sont entachées d’incertitudes de sorte que leur utilité peut être remise en question. Mon but est de définir les conditions sous lesquelles un modèle climatique peut néanmoins aider les décideurs.

Ce projet se situe dans le prolongement de mes travaux sur les modèles scientifiques ainsi que ceux, réalisés lors d’un précédent postdoctorat à l’Université Paris 4, sur les conclusions énoncées par le groupe d’experts intergouvernemental sur le changement climatique (GIEC). Dans le cadre du projet DéciGIEC, mené par Isabelle Drouet, nous étudions la manière dont les conclusions du GIEC sont rédigées sous la forme de rapports unifiés et cohérents alors même qu’elles sont possiblement issues d’hypothèses et de méthodologies discordantes.

Pages : Academia et ResearchGate